Demande de suivi
La prestation préventive de l’AEMO JB est une mesure courte, volontaire, gratuite et confidentielle. Elle constitue une intervention de prévention primaire, destinée à soutenir des familles rencontrant des difficultés en amont des systèmes de protection sociale ou de curatelle.

Objectifs

  • Prévenir les situations complexes pouvant être liées aux dynamiques relationnelles propres aux familles, aux besoins et aux ressources disponibles, à la scolarité des enfants ou à leur formation, aux séparations parentales, ainsi qu’à toute autre forme de difficulté.
  • Offrir un espace d’accompagnement psychosocial sans jugement visant à prévenir l’aggravation des difficultés.
  • Permettre à la famille de retrouver un équilibre, de mieux comprendre les enjeux vécus et de sortir d’une dynamique problématique.
  • Éviter l’entrée dans une spirale susceptible de nécessiter, à terme, la mise en place d’une mesure de protection.
  • Reconnaître et valoriser l’expertise des familles dans leur propre construction, en soutenant les ajustements favorisant un mieux-vivre au quotidien.

Types de difficultés rencontrées par les familles

Les motifs de demande peuvent être variés :

  • crises familiales ou éducatives,
  • changements ou complexification des liens familiaux,
  • difficultés scolaires,
  • gestion des écrans.
  • problématiques liées aux addictions ou à la gestion des dépendances,
  • questions d’autonomie,
  • enjeux psychosociaux ou médicaux,
  • ...

Modalités

  • La prestation est volontaire.
  • Les demandes sont directes et doivent, dans la mesure du possible, être effectuées par les parents par téléphone ou par courriel, à l’aide de la fiche d’inscription dédiée.
  • L’accompagnement comporte un maximum de 15 entretiens, sur une durée estimée à 6 mois.
  • La prestation est gratuite et confidentielle.
  • Elle est actuellement disponible uniquement sur l’arrondissement du Jura bernois.
  • Une prolongation est possible si une nouvelle demande émerge à l’issue du premier suivi.
  • Avec les parents, une orientation peut être envisagée vers :
    • une autre prestation de l’AEMO (AEMO ESP),
    • un autre service plus adapté.
  • Lorsque des situations de violence ou d’insécurité factuelle sont constatées au sein des familles, l’AEMO JB peut être amenée à effectuer une annonce à l’APEA afin d’assurer la mise en œuvre des compétences de protection requises. Dans ce cadre, la famille est rencontrée, informée de la démarche et associée à la discussion autour de celle-ci.

Équifinalités de la prestation

L’objectif final est d’aider la famille à :

  • surmonter, réduire ou mieux vivre avec les difficultés,
  • mieux comprendre et gérer la situation vécue,
  • retrouver un fonctionnement permettant de prévenir l’entrée dans un dispositif de protection.
  • orienter les familles vers d'autres prestations complémentaires ou plus ou moins intensive si besoin.
  • stabiliser la situation et éviter l'escalade vers des services de protection ou, dans certains cas, des placements d'enfants. Afin que ces derniers puissent se développer dans leur milieux naturel avec l'accompagnement de leurs parents.

Limites de compétences

L’AEMO préventive constitue une prestation relevant de la prévention primaire. La prévention primaire vise à agir en amont de l’apparition ou de l’aggravation des difficultés, en soutenant les familles et les enfants avant qu’une situation ne nécessite une intervention contraignante ou une mesure de protection. Elle s’inscrit dans une logique de promotion du bien-être, de renforcement des compétences familiales et de mobilisation des ressources individuelles, familiales et communautaires.

L’AEMO préventive est un soutien psychosocial ambulatoire. En aucun cas, elle ne peut se substituer aux offres de placement, aux mesures de protection sociale ou aux prestations thérapeutiques. Elle s’inscrit dans une offre complémentaire et circulaire, pouvant intégrer — ou non — ces différentes prestations si la situation.

L’AEMO préventive est soutenue de manière autonome par le Canton de Berne. Elle n’est rattachée à aucun service de protection sociale (service social, APEA, etc.) ni à une autorité. En revanche, dans une logique de co-construction avec les familles, elle peut collaborer avec ces ressources ou avec d’autres partenaires, tels que l’école à journée continue, les travailleuses et travailleurs sociaux en milieu scolaire, le Service psychologique pour enfants et adolescent·e·s (SPE), les thérapeutes, etc.

En cas de situation d’insécurité ou de violence, l’AEMO informe l’autorité compétente. Cette démarche se fait, dans la mesure du possible, en discussion avec la famille, sauf dans certaines situations d’urgence.

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